EXPOSITION POÈMES AFFICHES

images Benjamin Gaillard poésie Mélanie Rivet


présentée à la Galerie de la Maison Côte à Côte,  Mascouche septembre à décembre 2010.
Oeuvres en vente (artatoi@gmail.com et gaillardbenjamin@gmail.com)

Présentée aussi au Festival de l'Outaouais Émergent, septembre 2010 à Gatineau.

 Article paru dans la Revue de Terrebonne, 23 septembre 2010 (www)



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Voici quelques oeuvres de l'exposition, entrecoupées des énoncés artistiques du duo.
Pour voir toutes les oeuvres, visitez la Maison Côte à Côte, ou écrivez-nous!
(artatoi@gmail.com- gaillardbenjamin@gmail.com)

      

Benjamin Gaillard (photo et graphisme):
 Mon impulsion de créer tire sa source d’un désir de sortir de moi. Je suis constamment à la recherche d’une nouvelle manière, peut-être fautive, de concevoir un concept créatif objectif, qui est le moins possible corrompu du moi subjectif. Que ça soit pour une création théâtrale ou visuelle, ma démarche consiste toujours à me distancier le plus possible pour que l’objet de création devienne une identité à part entière, tout en sachant qu’il est presque impossible d’y extraire complètement son identité. En poussant cette volonté du non-moi dans chacun de mes projets, je me retrouve à développer des processus de création uniques.
La création part d’une impulsion, soit d’un gisement intérieur ou d’une percussion extérieure. Ensuite, poussé par une forte intuition, j’essaie avec tout mon Être de la faire se transformer, se permuter et grandir; comme un enfant indépendant, qui, une fois mature, quitte la chaumière. Je voudrais un jour pouvoir regarder l’oeuvre et être touché comme si je la voyais pour la première fois, qu’elle soit étrangère à moi. Là, et seulement là, je me dirais « bon travail. »
Dans le projet Lumière noir, Mélanie est mon impulsion extérieure. Elle m’apporte ses cris poétiques et lorsqu’un mot, une phrase ou une sensation m’apostrophe, tout de suite, je prends une photo et à travers mon logiciel de traitement de photos, et sans trop y penser, je le transforme, je le manipule, l’écrase, le morphe et cela jusqu'à ce que quelque chose me dise « c’est beau tu peux arrêter ».
      
Souvent, je suis le plus satisfait lorsqu’en tentant de faire une chose, par erreur j’en fais une autre. Là, je m’arrête et je me dis : « Non, ce n’est pas ce que je voulais faire… mais c’est ça que je veux!! » Et petit à petit, une oeuvre se forme, qui n’est pas moi ni Mélanie, mais une oeuvre en soit. Une fois l’oeuvre finie, on se retrouve confronté à plusieurs idées qui s’entrechoquent. D’un côté, nous avons les poèmes qui en soi peuvent transmettre un univers de perceptions, de sentiments et d’idées. De l’autre côté, nous avons les images qui parfois vont dans le sens général du poème, et ainsi nous propulsent plus loin dans celui-ci. D’autres fois, l’image nous amène à l’opposé du texte et nous apporte une nouvelle vision, le tout dit autre chose.
« Je fais tout pour m’extraire de mon travail, sachant que, fatalement, tout ceci sort de moi. C’est le processus qui m’importe le plus. Ainsi, au fur et à mesure que j’expérimente, la démarche prend forme et s’enrichit. »


           
      

Mélanie Rivet (poèmes):

L’objectif artistique de cette exposition est de communiquer des émotions à fleur de peau à un public, tant sur le plan des images que des mots. Des émotions parfois lumineuses, parfois troubles. La beauté de la vie dans sa forme brute.  D’où le titre Lumière noire. On y exploite les contrastes entre la beauté des petites choses et l’aridité de certains passages de la vie. 

J’aimerais personnellement que devant
ces œuvres les regardant se retrouvent mi-figue, mi-raisin, ou touché, mais avec le sourire naissant aux lèvres… Je vise à poursuivre ma rencontre avec un public, un lecteur, à travers cette exposition. Ainsi, confirmer la réception de mes textes, ainsi que l’impact de ceux-ci lorsqu’ils sont mariés à des images fortes qui complètent, enrichissent leur message, ou le questionne. Cette nouvelle forme d’exposition publique de mon travail poétique me permettra d’écouter ou de lire des commentaires qui pourront ensuite enrichir mes prochaines démarches. Cette démarche pourra m’accompagner vers la réalisation d’une publication en solo...

Ce projet a vu le jour par une passion partagée entre les deux comparses pour la création, l’exploration artistique. Une question qu’on se pose pendant le processus : Qu’est-ce qui arrive si… on fait ainsi? Et si… Nous désirons pousser plus loin notre expressivité créatrice.

Les photos transformées utilisent une approche très personnelle, spontanée, faite d’essais et d’erreurs, beaucoup d’instinct, elles sont guidées par ce qu’inspirent les poèmes soumis. Un objet très banal devient extraordinaire, par l’angle dans lequel il est traité dans l’image, puis par le traitement qui en est fait en alliant les mots et l’image. Ainsi est bâtie la poésie, à vif, spontanée, puis remaniée, afin de trouver l’angle le plus intéressant. C’est une poésie dans une certaine maturité, mais ma plume continue d’évoluer, ce sont ses deuxièmes pas publics je dirais.

 
La mouture finale, le mariage des mots et de l’image, est faite d’un commun accord entre les deux artistes. Afin de rendre une œuvre sensible, juste, vraie et qui interpelle. Elle doit refléter l’idée de départ du projet artistique, et demeurer en harmonie visuelle, tout en conservant une grande place aux textes, et créant un dynamisme suffisant pour interpeller le regard plus d’une fois.

Nous sommes heureux de voir cette exposition voyager de l'Outaouais à Lanaudière. Idéalement l'avenir permettra, comme l’équipe, des passages au Québec et en Ontario, permettant la fusion de ces deux provinces, le temps d’une création… puis de beaucoup d’autres, peut-être. Bien que l’exposition en tant que telle ne soit pas du tout politique, il nous siérait que ce mariage artistique puisse voguer d’une province à l’autre, suivi par son carnet de commentaires de l’exposition, rempli d’Ontariens et de Québécois, tous francophones ou francophiles… puisque les poèmes sont tous écrits en français. À ce chapitre on pourrait dire que ça commence bien : l’exposition prendra son envol au FOÉ en septembre 2010, pour ensuite s’installer pour l’automne et l’hiver dans Lanaudière, à la galerie de la Maison Côte à Côte à Mascouche.  C’est parti…


informations: artatoi@gmail.com




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