Qu'est ce que le Slam?
HISTORIQUE DU MOUVEMENT SLAM
Le Poetry Slam naît à Chicago en 1986. Il est inventé par Marc Kelly Smith, un adepte de la poésie performance et suscite depuis un engouement sans précédent dans une cinquantaine de pays en Amérique, en Europe, en Afrique et en Australie. En 1990, la première finale nationale américaine de Slam est télévisée. En Europe depuis 10 ans, à la radio, entre deux chansons, on fait jouer du Slam. Au Québec, un premier Grand Slam provincial a eu lieu en 2007. Il y a actuellement six équipes officielles au Québec : Montréal, Québec, Gatineau, Sherbrooke, Lanaudière et Trois-Rivières. En fait, en 4 ans, il y a déjà plus d’équipes au Québec qu’au Canada en 10 ans.
À Gatineau, depuis trois ans, près d’un millier de spectateurs assistent chaque année aux joutes de SlamOutaouais qui est le présentateur officiel en Outaouais du Slam de poésie dans le cadre de la Ligue québécoise de Slam (LiQS).
Incontestable outil de démocratisation de la poésie; le Slam est aussi pour les poètes, un lieu privilégié pour la création d’un nouveau courant de poésie de l’oralité où convergent chansonnier, poète, conteur, comédien, rappeur ou tout simplement slameur de tous les âges et tous les horizons.
Un slam de poésie ou Poetry Slam est essentiellement une nouvelle sorte de spectacle littéraire sous la forme d’une joute amicale notée en fonction de la qualité poétique du texte et de la performance orale par cinq juges choisis au hasard parmi le public. Un maître de jeu appelé slammestre anime la soirée. Un chronomestre est responsable du minutage et du comptage des points. De six à douze poètes en lice lors de la 1re manche, les cinq qui auront les meilleures notes pourront aller en 2e manche. De cette manche finale sortiront les trois meilleurs de la soirée en additionnant les points des deux manches.
Avec ce nouvel art déclamatoire pour le grand public, il ne s’agit pas seulement de lire un poème, mais bien de le communiquer avec émotion ou de le scander avec conviction. Le Slam vient d’une analogie avec le baseball où l’on « slam the ball »… frappe avec fracas la balle… où on lance avec éclat le plus loin possible son poème.
CE QU’EST LE SLAM
LE SLAM, cette nouvelle forme de spectacle littéraire, un peu comme la LNI (ligue nationale d’improvisation) crée un contexte festif autour de la poésie par le jeu, la convivialité et l’interaction avec le public.
C’est un lieu d’expression de tous les styles de poésie où les poètes interprètent de façon théâtrale leur texte, plutôt que le lire sur un même ton, ils le déclament avec passion afin qu’il devienne accessible au plus grand nombre.
LE SLAM, C’EST AUSSI …
Un lieu de rencontre interculturelle et intergénérationnelle, un spectacle pour toute la famille; un lieu de prise de parole citoyenne. Le slam est considéré par beaucoup comme une des formes les plus vivantes de la poésie contemporaine, un MOUVEMENT d'expression poétique populaire, initialement en marge des circuits artistiques traditionnels. C'est un art du spectacle oral et scénique, centré sur le verbe et l'expression brute avec une grande économie de moyens et avec un lien direct entre écriture et performance.
Le SLAM, C’EST AUSSI…
Un réseau national et international de ligues et d’équipes
Une saison régulière est constituée de six joutes avec de six à douze participants, de demi-finales et finale qui se tiennent tout le long d’une année comme pour une équipe sportive.
PRINCIPAUX STYLES DE SLAM
Le slam n’est pas là pour remplacer la poésie, mais pour la faire connaître à un plus grand public. C’est en général plus une poésie de l’oralité, souvent inspirée de la langue parlée d’une grande diversité de styles de poésie, bien qu’il semble y avoir actuellement des thèmes et des styles prédominants…
Au commencement de l’humanité, la poésie était à la fois scandée, chantée et dansée. Avec le temps, elle a été écrite, engravée sur le papier; mais souvent au long de l’histoire, elle a renoué avec ses racines. Le mouvement socioculturel du slam en constitue une nouvelle manifestation. Le slam, avant tout poésie de l’oralité, a toutefois sa personnalité propre : certains thèmes sont privilégiés, tels, la vie quotidienne, l’actualité ou l’intimité. De même, certains procédés de style priment comme le je, le tu, le ton conversation ou pamphlétaire.
En Europe, le courant majeur est un slam poème écrit en versification classique comme pour les paroles de chanson puisque la déclamation appelle le rythme et/ou la rime. Tandis qu’aux États-Unis, le style dominant, c’est le rap qui, d’autre part, est devenu un genre dans le domaine de la chanson…
On assiste même à la création de nouveaux styles compte tenu des interinfluences et aussi à partir des nombreuses démarches en poésie de l’oralité qui sont explorées, par exemple, dans le travail avec la sonorité des mots ou l’agencement de leur répétition comme dans l’incantation. On peut chanter, crier, chuchoter, utiliser des sons, etc.
Pour plus d’information vous pouvez vous procurer par Internet chez Renaud-Bray l’anthologie Slam poésie du Québec publiée par les éditions Vents d’ouest de Gatineau.
Pierre Cadieu ©
Le Poetry Slam naît à Chicago en 1986. Il est inventé par Marc Kelly Smith, un adepte de la poésie performance et suscite depuis un engouement sans précédent dans une cinquantaine de pays en Amérique, en Europe, en Afrique et en Australie. En 1990, la première finale nationale américaine de Slam est télévisée. En Europe depuis 10 ans, à la radio, entre deux chansons, on fait jouer du Slam. Au Québec, un premier Grand Slam provincial a eu lieu en 2007. Il y a actuellement six équipes officielles au Québec : Montréal, Québec, Gatineau, Sherbrooke, Lanaudière et Trois-Rivières. En fait, en 4 ans, il y a déjà plus d’équipes au Québec qu’au Canada en 10 ans.
À Gatineau, depuis trois ans, près d’un millier de spectateurs assistent chaque année aux joutes de SlamOutaouais qui est le présentateur officiel en Outaouais du Slam de poésie dans le cadre de la Ligue québécoise de Slam (LiQS).
Incontestable outil de démocratisation de la poésie; le Slam est aussi pour les poètes, un lieu privilégié pour la création d’un nouveau courant de poésie de l’oralité où convergent chansonnier, poète, conteur, comédien, rappeur ou tout simplement slameur de tous les âges et tous les horizons.
Un slam de poésie ou Poetry Slam est essentiellement une nouvelle sorte de spectacle littéraire sous la forme d’une joute amicale notée en fonction de la qualité poétique du texte et de la performance orale par cinq juges choisis au hasard parmi le public. Un maître de jeu appelé slammestre anime la soirée. Un chronomestre est responsable du minutage et du comptage des points. De six à douze poètes en lice lors de la 1re manche, les cinq qui auront les meilleures notes pourront aller en 2e manche. De cette manche finale sortiront les trois meilleurs de la soirée en additionnant les points des deux manches.
Avec ce nouvel art déclamatoire pour le grand public, il ne s’agit pas seulement de lire un poème, mais bien de le communiquer avec émotion ou de le scander avec conviction. Le Slam vient d’une analogie avec le baseball où l’on « slam the ball »… frappe avec fracas la balle… où on lance avec éclat le plus loin possible son poème.
CE QU’EST LE SLAM
LE SLAM, cette nouvelle forme de spectacle littéraire, un peu comme la LNI (ligue nationale d’improvisation) crée un contexte festif autour de la poésie par le jeu, la convivialité et l’interaction avec le public.
C’est un lieu d’expression de tous les styles de poésie où les poètes interprètent de façon théâtrale leur texte, plutôt que le lire sur un même ton, ils le déclament avec passion afin qu’il devienne accessible au plus grand nombre.
LE SLAM, C’EST AUSSI …
Un lieu de rencontre interculturelle et intergénérationnelle, un spectacle pour toute la famille; un lieu de prise de parole citoyenne. Le slam est considéré par beaucoup comme une des formes les plus vivantes de la poésie contemporaine, un MOUVEMENT d'expression poétique populaire, initialement en marge des circuits artistiques traditionnels. C'est un art du spectacle oral et scénique, centré sur le verbe et l'expression brute avec une grande économie de moyens et avec un lien direct entre écriture et performance.
Le SLAM, C’EST AUSSI…
Un réseau national et international de ligues et d’équipes
Une saison régulière est constituée de six joutes avec de six à douze participants, de demi-finales et finale qui se tiennent tout le long d’une année comme pour une équipe sportive.
PRINCIPAUX STYLES DE SLAM
Le slam n’est pas là pour remplacer la poésie, mais pour la faire connaître à un plus grand public. C’est en général plus une poésie de l’oralité, souvent inspirée de la langue parlée d’une grande diversité de styles de poésie, bien qu’il semble y avoir actuellement des thèmes et des styles prédominants…
Au commencement de l’humanité, la poésie était à la fois scandée, chantée et dansée. Avec le temps, elle a été écrite, engravée sur le papier; mais souvent au long de l’histoire, elle a renoué avec ses racines. Le mouvement socioculturel du slam en constitue une nouvelle manifestation. Le slam, avant tout poésie de l’oralité, a toutefois sa personnalité propre : certains thèmes sont privilégiés, tels, la vie quotidienne, l’actualité ou l’intimité. De même, certains procédés de style priment comme le je, le tu, le ton conversation ou pamphlétaire.
En Europe, le courant majeur est un slam poème écrit en versification classique comme pour les paroles de chanson puisque la déclamation appelle le rythme et/ou la rime. Tandis qu’aux États-Unis, le style dominant, c’est le rap qui, d’autre part, est devenu un genre dans le domaine de la chanson…
On assiste même à la création de nouveaux styles compte tenu des interinfluences et aussi à partir des nombreuses démarches en poésie de l’oralité qui sont explorées, par exemple, dans le travail avec la sonorité des mots ou l’agencement de leur répétition comme dans l’incantation. On peut chanter, crier, chuchoter, utiliser des sons, etc.
Pour plus d’information vous pouvez vous procurer par Internet chez Renaud-Bray l’anthologie Slam poésie du Québec publiée par les éditions Vents d’ouest de Gatineau.
Pierre Cadieu ©